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ARCTIQUE : 20° DE TROP POUR LA SAISON !!!

vendredi 25 novembre 2016, par C3V Maison Citoyenne

(Photo AFP)

Le pôle Nord connaît une vague de chaleur exceptionnelle, tandis que l’étendue de la banquise se trouve à un minimum historique pour cette période de l’année.

Voilà qui est déconcertant. Alors même que l’on approche dangereusement de la période de Noël, le niveau de la banquise arctique atteint des niveaux incroyablement bas, tandis que les températures moyennes sont, elles, si hautes qu’elles sortent du cadre prévu par les cartes météorologiques.
La banquise vient à manquer tout particulièrement du côté atlantique de l’Arctique, entre la mer de Barents et celle de Kara. Entre la mi-octobre et le 16 novembre, celle-ci n’a jamais été aussi réduite, et tous les indices portent à croire que la situation ne s’améliorera pas.

L’Arctique, première victime du réchauffement climatique

Le fait que le climat arctique montre des signes de détresse n’est évidemment pas nouveau, d’autant que la région se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde, entraînant la fonte de ses glaces et d’inquiétantes perturbations climatiques en Amérique du Nord et en Europe.
"La persistance de ces températures dans l’Arctique n’est pas normale", explique Zack Labe, un étudiant spécialiste du climat arctique à l’Université de Californie, à Irvine. Depuis plusieurs semaines, via, les réseaux sociaux, il échange avec d’autres scientifiques des graphiques et autres courbes : tous sont stupéfiants de ce qu’ils observent actuellement dans le grand Nord.

Les températures moyennes en Arctique sur une année (en vert), et les températures relevées en 2016 (en rouge). Le cercle bleu montre le pic récent observé.
DMI

Dans le même temps, la banquise arctique, qui, après avoir atteint son minimum en septembre, se reconstitue ordinairement en cette période, ne regagne que très lentement du terrain, comme le met en évidence le National Snow and Ice Data Center américain. Le 22 novembre, elle couvrait une superficie de 8,73 millions de kilomètres carrés, contre un peu plus de 11 millions de kilomètres carrés en moyenne pour la période 1981-2010. Sa progression marque cette année des temps d’arrêt et elle connaît même des phases de rétractation.

Quelles seront les conséquences de l’étiolement présent de la glace de mer sur son évolution d’ici à la fin de l’hiver et au cours de l’année à venir ?

Deux réponses selon les sources... et venant de la même Valérie Masson-Delmotte !

« On ne les connaît pas encore », répond Valérie Masson-Delmotte.

Les extrêmes qu’affiche aujourd’hui la zone arctique donneront en tout cas du grain à moudre aux climatologues du GIEC, qui préparent un rapport spécial sur le changement climatique, les océans et la glace.

OU BIEN :

Parmi les nombreux impacts du réchauffement, la seule fonte de la cryosphère arctique a des conséquences majeures.

La banquise régule la température mondiale par son "effet miroir" l’été, permettant, par la blancheur de sa surface, de renvoyer le rayonnement solaire dans l’atmosphère.

Son recul amplifie le réchauffement global, et l’accentue particulièrement sur les continents voisins.

La fonte a aussi des effets sur la densité de l’eau de mer, car ce rejet supplémentaire de sel "agit sur la formation des grands courants océaniques profonds", souligne Mme Masson-Delmotte.

"Tous ces effets sont intimement liés les uns aux autres", rappelle-t-elle, et appréhender l’impact du recul de la banquise sur la dynamique de l’atmosphère est devenue une priorité des scientifiques.

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