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SOUS LA PRESSION DE DIVERSES ASSOCIATIONS le lait de la ferme des 1.000 vaches banni des yaourts

samedi 2 mai 2015, par C3V Maison Citoyenne

Le lait de la ferme des 1.000 vaches banni des yaourts

Pleinchamps 2 mai 2015

La coopérative Agrial (Danao, Florette, Loïc Raison) a décidé de ne plus fabriquer de yaourts, crèmes et fromages blancs sous marques de distributeurs à partir du lait qu’elle collecte dans la ferme dite des « 1.000 vaches ».

Selon un article des Échos, cette mesure aurait été prise suite à la demande des grandes surfaces qui redoutent des actions dans leurs magasins, notamment sous la pression de la Confédération paysanne et d’associations locales comme Novissen.

Ces GMS auraient demandé aux industriels laitiers de certifier par écrit qu’ils ne s’approvisionnent pas auprès de cet élevage. Aucune des enseignes sollicitées par le quotidien économique n’a confirmé cette démarche. Quoiqu’il en soit, Agrialindique qu’elle vendra le lait des Mille vaches à un autre transformateur.

La ferme, qui abrite actuellement 500 vaches, a fait une demande d’agrandissement pour passer à 880. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a écrit à la préfète d’Amiens pour lui demander de déclencher une enquête publique concernant cette extension. C’est à partir de 900 têtes que l’enquête publique devient obligatoire. Avant, elle est optionnelle, à discrétion de la préfète.

« La résistance se poursuit et porte ses fruits, sur les plans administratifs et économiques. Le 17 juin, le procès en appel des neuf militants de la Confédération Paysanne poursuivis pour des actions de démontage sur le chantier des mille vaches sera l’occasion d’un grand rassemblement de convergence ! », avertit la Confédération Paysanne sur son site internet. http://var.confederationpaysanne.fr/

Voir aussi :

Grande comme 2 terrains de foot cette étable géante de plus de 200 mètres de long accueillera dans un premier temps 500 vaches. Mais les 6 agriculteurs associés ne comptent pas en rester là et ambitionnent de pousser jusque 1.000 vaches laitières. Cette structure pourra à terme produire 27.000 litres de lait par jour.


Réponse d’un lecteur de cet article sur "Pleinchamps"
LE CONTRE

Pourquoi les grandes fermes sont elles les plus voraces en argent public ?
Si le projet n’est rentable que grâce à la méthanisation : il fallait que le boss achète "la merde" des autres éleveurs et ne pas raconter qu’il pouvait s’en sortir en vendant du lait à 260€/T.
(Faisant ainsi comprendre que les autres sont nuls .)
Il fait des économie d’échelle dit il :
7.5 millions pour 1000 vaches ?
750000€ / 100 vaches ?
Y a t’il beaucoup d’éleveur qui dépense plus ?

Combien d’argent public /an dans le rachat de la production du méthaniseur ?

Pourquoi vendre le lait dans des emballages qui montrent des vaches dans de belles prairies ?
Si on est fier de notre production en bâtiments , montrons les animaux tel qu’ils sont ..

Pas sur que l’on soit en accord avec le consommateur , qui est aussi celui qui nous donne les aides ?

Ce sont les grands troupeaux qui ont inauguré toutes les nouvelles maladies (IBR ,BVD ,rotavirus, coronavirus, sinsicial,Tub,grippe aviaire..) et qui sont soutenus grâce à l’argent, dans les GDS, des petits troupeaux .. Solidarité oblige ..
Antibiorésistance , de beaux discours aussi efficaces que la lutte contre les pesticides .

La compétitivité de certains bretons , qui avait , eux aussi , l’ambition de nourrir la planète , dans le porc (gadd) , dans la volaille (Doux , tilli) dans le lait n’est plus à démontrer . MR LE FOLL à choisi de soutenir ces grands compétiteurs en bonnet rouges (Plus 2 milliards d’€ , pour la dernière fois.. C’EST BIEN COMPRIS ?)

Payé par un consommateur de moins en moins d’accord .

Sans parler de l’eau minérale que les bretons doivent acheter , des plages qu’ils doivent nettoyer , des algues vertes ..
Voila un modèle de compétiteurs qui à fait ces preuves qu’il faut développer ..Il fera , j’en suis sur , le bonheur, du consommateur et "des dépenses"pour le contribuable ..
Quant aux camions qui viennent envahir la France avec de la "merde" comme vous le dite ,la seule réponse valable est de les faire rouler dans l’autre sens , avec des produits de très belle qualité nous permettant de bien vivre (comté ,bordeaux ,bourgogne,champagne, roquefort,piment d’Espelette ) et demain , si nous le choisissons avec du lait à l’herbe , beurre, fromage ,viande rouge , jambons ,poulets , pintades..

Dans le bas de gamme ,nous ne serons jamais compétitif .
La France peut , et doit , prendre la place dans le haut de gamme .


Réponse d’un lecteur de cet article sur "Pleinchamps"
LE POUR

les francais revent de petits paysans , avec de petites fermes , qui bossent 90h semaine pour un tout petit smic et le tout pour avoir un tout petit prix pour lui
la realité de ces grandes fermes est logiques , aucun systeme n’est parfait et il y aura evidemment des problemes mais je pense que ces grande ferme sont capables de faire mieux que beaucoup que ce soit en qualité de lait , en confort dans les batiment en respect des normes environnementales , et surtout en respect des conditions de travail des eleveurs , moi je ne blame pas le paysan qui en chie tout seul avec ses vaches sans gagner un rond pendant qu’ils voient ses voisins se pavaner aux 35h de se dire tiens on va se regrouper et quitte a ne pas gagner bcp d’argent autant moins bosser comme ça ils verront un peu leurs gosses....ca c legitime les paysans doivent aussi avoir acces au progres a une meilleur qualité de vie si certains jugent que c’est la bonne voie alors qu’ils l’empruntent , le consommateur lui marchent au discours de marchand de peur , et pourtant avec totale incoherence se rue sur les produits les moins chers
l’agriculture n’est qu’une consequence du mode de consommation et les faits sont là et les chiffres tetus
il faut rappeler aux ecolos que non ce n’est pas moins grave de polluer ailleurs ( que oui dans nombre de pays les vaches sont bien moins bien traitées qu’en france , que les antibio y sont legion) et qu’en plus de polluer ailleurs faire 1500km en poids lourd c un cout environnemental
ce qu’il faut c’est de la coherence et des actes politiques fort , le consommateur doit assumer son mode de consommation , l’etat doit assumer ses responsabilités



« La grande distribution : la Supérette et le pot au lait ou la mondialisation près de chez nous » par la Commission Attac Grande distribution

Les pratiques de la grande distribution, par leurs effets néfastes sur l’économie, l’emploi, les conditions de travail, l’évolution du commerce, de l’agriculture, s’inscrivent dans la logique de la mondialisation que nous combattons.

Elles nous conduisent à inscrire ce sujet dans les préoccupations d’Attac.

Un groupe de travail a été constitué.
En relation avec le Conseil scientifique
il a rédigé ce document
qui est une première étape
pour l’information des comités
et la prise de conscience
des citoyens consommateurs.

La laitière et le pot au lait :
Supérette, sur sa tête, portait un pot au lait, Pour le vendre au supermarché. Légère et court vêtue, elle avait rendez-vous Chez le chef de rayon, qui lui fit les yeux doux. Dans la tête de la fermière, Les pensées les plus folles percèrent. De l’argent de son lait, bâtissait des projets, Achetait un cent d’œufs, faisait mille couvées, Embauchait tout le voisinage, A faner en ses pâturages.

Et qu’en tout le pays les tables
Honorent les fruits de son étable !

" Tout doux, ma demoiselle, ne nous échauffons point Il faudra, pour ce faire, m’obéir en tous points : Car vous n’êtes point seule, en vos pays, à traire. Et je puis, si je veux, vous préférer vos pairs !.... Votre lait de surplus, n’a point tous les attraits, Tantôt il est trop clair, et tantôt trop foncé. Il vous faudra, pour me plaire, Consentir quelques rabais,
Tous les matins me le livrer,
En mes rayons me l’installer,
Financer la publicité,
Et tous les jours d’anniversaire,
Faire un cadeau à mes compère s.
A cent jours je vous paierai.
Si dans le besoin vous étiez,
Attendant de toucher la paie,
Sachez que je peux vous prêter,
Avec bien sûr un intérêt.
Les affaires sont les affaires,
C’est à prendre ou à laisser.
Vous en voulez cent sous ?
Je vous en donne la moitié."
La fermière, sens dessus dessous,
Partit sans se retourner,
Dans le fossé vida son lait,
Congédia son jeune vacher.
Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées.
La mondialisation près de chez nous...

L es concentrations dans la grande distribution française ont abouti à la formation d’un véritable oligopole qui fixe les prix à la production dans un contexte ruinant à la fois les fournisseurs (entreprises et agriculteurs), leurs salariés et les citoyens-consommateurs.

Abusant d’une image de magasins soi-disant bon marché totalement injustifiée, ils nous imposent un schéma de consommation induisant un choix de société qui n’est pas celui que nous revendiquons. Les pratiques de la grande distribution française sont politiquement régressives, socialement et culturellement appauvrissantes.

Le commerce éthique ne peut se limiter aux seuls rapports Nord-Sud mais doit s’imposer comme la norme en offrant au consommateur des produits à marges raisonnables, non confiscatoires, permettant de relocaliser et de redéployer une économie de plein emploi.
De Landerneau au complexe de Marne-la - Vallée

- En ouvrant son premier libre service à Landerneau en 1949 Edouard Leclerc voulait lutter contre les abus sur les prix liés à la pénurie d’après guerre. Commerçants et producteurs profitaient en effet de cette situation, en gonflant marges et prix de vente. La baisse des prix de détail devait permettre de maîtriser l’inflation.

La simplification des circuits de distribution favorisait la concentration des entreprises, avec la constitution de grands groupes, en agro-alimentaire notamment. o Mais dans la course à la concentration, les distributeurs ont pris une longueur d’avance.

Ayant su conquérir le consommateur ils se retrouvent en position de force. o Vers la fin des années 80, leur suprématie leur permet d’imposer leur loi aux plus grands comme aux PME.
La grande distribution : comment ça marche ?

Cinq centrales se partagent le marché

La totalité des magasins de moyenne et grande surface, quel que soit leur nom (Cora®, Shopi® et autres Continent®...) dépendent de cinq centrales d’achat : Carrefour® (le leader), Lucie® (commune à Leclerc® et Système U®), Casino® (via EMC et Provéra), Auchan® et Intermarché®.

Approchant leur niveau de saturation, elles se diversifient largement dans deux directions : - les autres activités, notamment les services : voyages, assurances... et maintenant banques, artisanat... - la mondialisation : Carrefour® est implanté en Pologne, en Chine, au Mexique, en Argentine... et se dispute le leadership mondial avec Wal Mart® (USA).

Au-delà de ces entreprises, d’autres ont vu le jour qui partagent les mêmes pratiques, dans tous les secteurs de la distribution spécialisée (bricolage, bâtiment, décoration, équipement de la maison, sports, jouets...) et même l’hôtellerie.

Référencement : Le pouvoir des centrales d’achat
Concentrés en cinq centrales d’achat, les grands distributeurs exercent leur loi auprès des fournisseurs. Organisation génialement efficace : elle permet en effet de concentrer tous les efforts de négociations, de contrôler tout ce qui rentre.

Ce sauf-conduit s’appelle le référencement. Il conditionne la commercialisation du produit dans tous les magasins de la chaîne, sans toutefois la garantir : dans de nombreux cas, il faudra renégocier sur le local. Le référencement a trois caractéristiques sympathiques : - il s’obtient au prix de négociations redoutables. - il est exorbitant : on évalue à 2 millions d’euros la somme à débourser pour introduire une nouvelle gamme de 5 tablettes de chocolat dans les rayons d’une enseigne nationale. - il n’est jamais définitivement acquis : le « déréférencement » peut-être prononcé, y compris sans raison, au bout d’un an par exemple pour intimider un fournisseur.

La marge arrière : ni vue, ni connue Une commission parlementaire a dénombré 500 pratiques des grands distributeurs pour soutirer de l’argent aux fournisseurs, regroupées principalement sous le vocable de marge arrière : promotions, mises en tête de gondole, panonceaux, parutions dans catalogues, frais pour anniversaire, participation aux « pertes » éventuelles du magasin, retards dans la livraison etc. sont facturés à des taux astronomiques.

Au total, le rabais (constitué essentiellement de prestations fictives ou surfacturées) peut constituer 40 voire 50 % du prix. Il s’ajoute à la marge commerciale, mais n’apparaît pas en tant que tel. Il n’est d’ailleurs jamais répercuté sur le prix de vente au consommateur. En outre, l’essentiel des actes intermédiaires (transport, logistique, mise en place des produits dans les rayons, animations commerciales, rapatriement ou destruction des invendus...) sont le plus souvent à la charge du producteur. Et jusqu’à l’agrandissement du magasin, auquel il faudra participer.
Des prix bas ? c’est du flan.

Au final, le rapport prix payé au producteur/prix de vente au consommateur est resté sensiblement le même (soit en moyenne de 1 à 4) depuis 1949. Les gains énormes réalisés sur le prix payé aux fournisseurs ne sont pas répercutés au profit du consommateur, contrairement à la légende entretenue par la publicité.
Les seuls prix bas sont celui payé au producteur et le salaire des caissières.

La stratégie des marques de distributeurs (MDD) Vous croyez acheter du café Jean Fabre : même look, même couleur. Mais regardez bien : c’est un produit « Casino® » ou « Carrefour® », ou « Reflets de France® » (marque MDD de Carrefour) et en plus il est un peu moins cher. Mais rassurez vous, c’est bien un produit J. Fabre, torréfié par J. Fabre : simplement la chaîne y a mis sa griffe, histoire de s’interposer carrément entre la firme et le consommateur, en attendant de trouver un fournisseur plus généreux.

Cette stratégie est imposée de plus en plus au producteur, et devient une condition sine qua non d’une bonne « collaboration ». Quant à la remise supportée par le producteur, elle sera supérieure à celle accordée au consommateur. Les pétroliers n’échappent pas à la règle, et Shell® vient de céder les 2/3 de ses stations en raison de la concurrence des hypers. (Les Échos du 30-avril 2003)
Les corrupteurs de la République

Suite aux diverses lois votées par la droite (Royer, Galand, Raffarin, mais oui, c’est déjà lui), défense du petit commerce oblige, l’extension des grandes surfaces se prétend endiguée par une commission locale (CDEC) avec appel en national (CNEC), sur le scénario interdire local, autoriser global. Résultat : l’ouverture d’un hyper se monnaie sur la base de un à deux millions d’euros...

" Une commission parlementaire a dénombré 500 pratiques pour soutirer de l’argent aux
fournisseurs."

Michel Edouard Leclerc, en dénonçant ces pratiques dans son livre (La Fronde des caddies), du même coup les avouait...

Bref, si vous continuez à pousser votre caddie... En un mot, quand la grande distrib nous vend 10 euros un produit qu’elle a acheté officiellement 9 euros mais qui lui permet d’engranger un rabais ultérieur (marge arrière) de 4 euros, il n’y a plus de place pour les salaires.

Et le « pauvre rentier » qui a investi sur LU®, se rend-il compte que de ce fait il condamne deux fois son petit fils au chômage, primo parce qu’il participe à la gestion des licenciements boursiers, deuzio en encourageant des circuits de distribution qui sont, de par leurs exigences, de véritables accélérateurs des délocalisations ? A quoi s’ajoute la disparition des commerces de détail (cf tableau des disparitions ci-dessous, paru dans Le Diplo).

Bonjour les dégâts
Un désastre social à la charge du contribuable

Pour un emploi créé, cinq supprimés : il est aujourd’hui clairement établi qu’un emploi créé en grande surface, le plus souvent précaire et à temps
partiel non choisi, conduit à la destruction de cinq emplois stables et durables ailleurs.

Tout est bon pour maximiser les profits au prétexte de la recherche de gains de productivité : rationaliser, limiter les recrutements, contenir l’évolution des salaires, se séparer des plus anciens, des mieux payés, des trop bien payés, licencier, dégraisser...

Plans sociaux, licenciements massifs, artifices en tous genres (formations, stages en alternance, emplois-jeunes, associatifs) destinés à maquiller la réalité de la situation de l’emploi, sont autant de conséquences qui ne sont pas mises à la charge de ceux qui en sont la cause. Le consommateur, en tant que contribuable, doit assumer les coûts sociaux que les pratiques de la grande distribution française laissent à la charge de la collectivité.

Un impact sur tous les secteurs de l’économie Ces grands réseaux ont anéanti le commerce de proximité, ruiné l’artisanat, écrasé l’agriculture à taille humaine, désertifié les campagnes, poussé l’industrie à délocaliser et favorisé les importations massives entraînant chômage, misère et précarité.

La concurrence disparaît et le choix du consommateur se restreint au fur et à mesure que de nouvelles concentrations s’opèrent. L’agriculture n’échappe pas à la règle. Les prix comprimés favorisent une agriculture toujours plus productiviste et toujours plus intensive. Beaucoup d’agriculteurs ont cru trouver dans la vente en grande surface un débouché facile pour leurs produits. Mais ils sont soumis aux mêmes règles, et aux mêmes désillusions.
Omerta et tabous

Le lien entre ces pratiques et le sort réservé au monde agricole et industriel n’est que trop rarement fait par les médias qui sont avant tout des supports, repus de la publicité de la grande distribution, premier annonceur national. Marianne paie très cher la parution d’un article de dix pages dénonçant le problème : boycott total des annonceurs. Gare à l’entreprise qui se rebiffe, ou même évoque le problème. Les confidences sont rares, et toujours anonymes.
Appétits sans frontières

Ces richissimes grands réseaux français, qui ont fait la fortune de leurs créateurs et de leurs actionnaires, partent aujourd’hui, avec les mêmes méthodes mais avec des moyens décuplés, à la conquête de l’Europe, des Pays de l’Est, de l’Amérique du Sud, de l’Asie du Sud-Est et même de la Chine. Il manque un sixième continent pour satisfaire les ambitions de ces nouveaux maîtres du monde.
Consommateurs citoyens : tous concernés

On s’indigne volontiers, un verre de Coca à la main, des conséquences de la mondialisation néolibérale que nous imposent les transnationales tout en poussant le chariot dans les travées des grandes surfaces.

Il ne s’agit pas d’un combat poujadiste opposant le petit commerce au grand commerce. La grande distribution française, fleuron de l’ultra capitalisme, nous donne le meilleur des exemples de ce que peut être « la mondialisation près de chez nous ».

Tout y est : captation des richesses, non redistribution, concentration du pouvoir, destruction du tissu économique et social, promotion d’une agriculture déshumanisée et productiviste, destructrice pour la ruralité et l’environnement, délocalisation de la production dans des pays socialement moins disant, exploitation des travailleurs et des enfants dans le tiers monde, exportation de ces machines destructrices dans des pays dépourvus de protection sociale...

En même temps, comment ne pas s’interroger sur le modèle « culturel » que développe ce type de commerce et de consommation, que nous cautionnons : profusion, gaspillage, conditionnement à la nouveauté... sur la place croissante des emballages, en volume, avec l’impact sur l’environnement, en coût, en imagerie mentale aussi.

Profusion d’autant plus obscène dans un monde où deux milliards d’êtres humains vivent en-dessous du seuil de pauvreté.

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