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Д L’HEURE OU ⎰S’HABILLER ⎱ DÉTRUIT L’ENVIRONNEMENT

vendredi 4 février 2022, par C3V Maison Citoyenne


Le sujet de l’impact écologique du secteur textile peine à émerger dans le débat public.

Pourtant, à l’heure de la prise de conscience globale de la pollution et du réchauffement climatique, toutes les industries doivent être évaluées. Et dans cette perspective, le bilan n’est pas bon du tout. S’habiller détruit l’environnement bien plus qu’on ne souhaiterait l’imaginer.

Naturellement, il ne s’agit pas de dire que nous devrions vivre nus ou avec des haillons. L’intention de cet article est de souligner la nature multiple de l’impact écologique du secteur textile. A travers cet exposé, et en le rapportant à la nécessaire transformation de notre mode de vie, des solutions pourraient être envisagées. Car nous pouvons nous habiller de manière durable, avec élégance, soin et propreté.

LES NUISANCES ENVIRONNEMENTALES DE LA FABRICATION DE VÊTEMENTS

La plupart des informations de ce chapitre proviennent de ce rapport de l’ademe. Ce rapport de France Nature environnement a apporté également de nombreux détails complémentaires.

L’IMPACT CLIMATIQUE DU TEXTILE

Dans la lutte contre le changement climatique, le secteur du textile est responsable d’environ 3% des émissions mondiales. En effet, les quelques 100 millions de pièces textiles produites chaque année représentent 1.2Mds de tonnes de co2.

L’Ademe consacre un rapport à l’analyse de plusieurs types de bien, dont le textile. Cette analyse montre bien l’impact de chaque étape de vie. En premier lieu, c’est la mise en forme qui a le plus lourd impact, suivie par la production, et enfin le transport. Le gaspillage de matière est aussi à prendre en compte, estimé à 10% lors de l’assemblage. Tout comme le gaspillage alimentaire, c’est une source de surproduction sur laquelle nous pouvons agir.

L’industrie textile compte parmi les plus polluantes au
monde et génère d’importants déchets, notamment
avec l’essor de la fast fashion* depuis les années 2000.
Le cycle de vie de nos vêtements comprend de
nombreuses étapes et procédés qui, dans chacun des
pays de la chaîne de fabrication, peuvent nuire à
l’environnement et aux personnes qui les fabriquent
et les portent.


Voir le dossier de l’Ademe

L’épuisement des ressources naturelles

Mais ce n’est pas le seul impact écologique du textile. Cette étude revient aussi sur le sujet de l’épuisement des ressources naturelles. En l’occurrence il s’agit essentiellement de la consommation d’hydrocarbures. Ceux-ci interviennent non seulement dans la composition des matières synthétiques, mais aussi dans le transport des produits.

C’est pourquoi la distribution acquiert un rôle aussi important dans le périmètre de cette consommation. L‘Ademe prend ainsi pour hypothèse un trajet moyen de 20 000 km pour la fabrication d’un vêtement. Cette distance correspond à un aller-retour entre l’Europe et l’Asie du sud-est. En effet, si le coton pousse plutôt en Chine ou en Inde, d’autres produits peuvent être fabriqués en Europe et intervenir dans l’assemblage en Asie. Et ce sans compter tous les petits trajets entre les différents fournisseurs asiatiques.

Cet usage de matières premières se révèle aussi dans l’usage des matériaux en général par matières. Encore une fois, ce sont les matières énergétiques qui prédominent, charbon et gaz naturel en tête. La teinture est elle aussi fortement consommatrice, même si cela ne se voit guère tant les quantités restes minimes par rapport à l’énergie. Ponctuellement, selon les produits, d’autres minerais peuvent intervenir dans la fabrication du textile.

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