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Sauvez la planète - Impact carbone intolérable et inutile - Arrêtez vos recherches sur Google ! Infos et solutions...

jeudi 25 février 2016, par C3V Maison Citoyenne

Impact carbone des services informatiques

Attention, patate chaude.

Le scoop du Sunday Times dimanche 24 février 2015 disant que chaque recherche sur Google émettait 7 grammes de CO2, soit « autant que chauffer une demi-bouilloire », n’a pas fini de faire parler de lui.

Alex Wissner-Gross, le physicien de Harvard cité par l’article du Times, et qui signe le papier Comment vous pouvez réduire l’empreinte du web, s’est rétracté par la suite en affirmant n’avoir jamais calculé l’empreinte de Google.

Heureux effet de cet imbroglio, Google s’est senti obligé de se défendre dans un post sur son blog officiel, comme nous l’a signalé notre riverain Jérôme Vsous l’article publié sur ce sujet par Eco89. La firme, qui cultive le goût du secret a publié pour la première fois de son histoire une estimation chiffrée de son coût carbone. Evaluation très inférieure aux chiffres cités dans le Times puisque le groupe estime que chaque recherche sur son moteur émet seulement 0,2 gramme de dioxyde de carbone.

Les centres de données en cause

Pour en avoir le cœur net, GreenUnivers et Eco89 ont interrogé les deux parties, le journaliste du Times à Londres et Alex Wissner-Gross aux Etats-Unis. Chacun campe sur ses positions, mais une seule chose est claire : Google ne peut être que très mécontent de cette affaire, d’autant que le groupe se veut en pointe du combat pour l’environnement et se targuait fin 2007 de devenir « neutre en carbone » (à travers des compensations), alors que les centres de données (data center) sont de plus en plus critiqués pour leur pollution.

Or Google est l’un des plus gros propriétaires de « data centers » dans le monde, même si le groupe affirme que ses centres (dont l’ampleur et l’emplacement sont tenus secrets) sont parmi les plus « propres » au monde.

Deux versions contradictoires

Le physicien de Harvard, Alex Wisnner-Gross, nie être l’auteur des chiffres sur Google qui lui sont attribués dans le Times, y compris dans l’article signé de lui :

« Ce ne sont pas nos chiffres. Seul Google connaît l’empreinte carbone de Google. Je n’ai aucune idée de l’empreinte carbone des recherches de Google. Nos chiffres, ce sont ceux de 20 milligrammes de CO2 par seconde quand on consulte un site web, et 300 mg pour les sites plus complexes. Nous n’avons pas calculé les chiffres de Google. Le texte (sous mon nom dans le Times) a été fortement remanié, ce n’était pas la version finale, nous ne l’avons pas approuvée. »

Une rétractation qu’il avait déjà faite lundi sur le site TechNewsWorld et qui pose question. Car le journaliste du Times qui a écrit l’article et recueilli ses propos maintient catégoriquement que le texte paru sur le site du journal et signé Alex Wissner-Gross a été rédigé par le physicien de Harvard lui-même. Il en aurait tiré principaux chiffres pour son article.

GreenUniversa pu lire le courriel dans lequel le scientifique a donné son feu vert explicite avant publication. Alex Wissner-Gross n’a d’ailleurs pas demandé au journal depuis de le retirer. En revanche, nous a précisé le journaliste du Times, l’estimation de l’empreinte carbone moyenne d’une bouilloire, utilisée à titre de comparaison pour l’impact des recherches sur Google, ne vient pas du scientifique. Le Sunday Times qui a fait cette extrapolation, explique l’avoir vérifié auprès de plusieurs experts.

Article ci—dessous : Sauvez la planète, arrêtez de chercher sur Google !

Initialement publié sur Greenunivers

Positivons :

Retrouvez les moteurs de recherches alternafs en fin de rubrique sur wikipédia


Sauvez la planète, arrêtez de chercher sur Google !

Un calcul du physicien Alex Wissner-Gross rapporté par le Times de Londres fait grand bruit : chaque recherche sur Google produirait, selon lui, 7 grammes de CO2. Deux recherches généreraient donc l’équivalent des 15 grammes de CO2 émis quand on fait chauffer une bouilloire.

Le même physicien a aussi calculé que chaque internaute surfant sur le web générait 0,02 à 0,2 gramme de CO2 par seconde, selon la complexité des sites visités. Google, qui se veut en pointe de la recherche sur l’environnement, mais reste extrêmement discret sur ses centres de données, pourrait être gêné par cette révélation.

En effet, l’empreinte écologique de l’entreprise peut désormais être calculée sur la base de ce chiffre, à multplier par les 200 millions de requêtes effectuées dans le monde chaque jour, soit quelque 73 000 milliards de recherches par an.

Si l’on en croit une récente étude du cabinet d’analyses spécialisé Gartner, l’industrie informatique génère autant d’émission de gaz à effet de serre que l’industrie aéronautique, soit 2% du total des émissions de CO2. Cela s’explique par les innombrables serveurs nécessaires pour stocker les milliards de pages web, très énergivores.

Cité par le même article du Times, Evan Mills, chercheur au Lawrence Berkeley National Laboratory estime que « les centres de calcul sont parmi les infrastructures les plus coûteuses en énergie qu’on puisse imaginer », cela parce que Google dirige les requêtes des internautes vers plusieurs serveurs qui sont en compétition les uns avec les autres, parfois à des milliers de kilomètres, et que le plus rapide gagne.

« Google est très efficace, mais le premier but est la rapidité, et qui dit rapidité dit consommation importante d’énergie.

Les hangars réfrigérés en cause

Dans un article intitulé “Les centres de données polluent déjà plus que l’Argentine”,Green Univers avait déjà expliqué, en nous appuyant sur des études-choc du cabinet McKinsey et de l’Uptime Institute, que la pollution des centres de données est liée au fait que des milliers d’ordinateurs en réseau doivent être refroidis par des climatiseurs qui tournent à plein régime.

Ces centres de traitement de données produisent déjà davantage d’émissions de CO2 que l’Argentine ou les Pays-Bas. A titre de comparaison, un “data center” moyen consomme autant d’électricité que 25 000 logements. Pire, 30% des serveurs ne servent à rien, leurs capacités sont surdimensionnées, la température bien plus froide que nécessaire… Si la gestion des centres n’est pas radicalement améliorée, leurs émissions quadrupleront d’ici 2020.

Une croissance exponentielle

Actuellement, les centres de données, ces vastes hangars réfrigérés où sont alignés des milliers de serveurs (ordinateurs à grande capacité), abritent déjà plus de 30 millions de serveurs dans le monde et leur nombre devrait atteindre 41 à 43 millions en 2010. Aux Etats-Unis, leur croissance est de 13% par an et plus encore en Chine.

Les grandes entreprises multiplient les méga-projets de plusieurs centaines de millions de dollars, comme IBM, Google, ATT, Citibank, HP, Microsoft et Facebook. Plus généralement, 90% des grandes entreprises comptent agrandir leurs centres de données dans les trois ans.

Pourtant, McKinsey estime que 30% de ces serveurs sont “morts” (jamais utilisés, même aux heures de pointe), et qu’en moyenne 56% seulement des capacités des centres sont réellement utilisées.

La consommation d’énergie des centres a doublé entre 2000 et 2006, et l’énergie supplémentaire dont auront besoin les nouveaux centres de données aux Etats-Unis entre 2008 et 2010 représentera l’équivalent de 10 centrales électriques moyennes.

Leur consommation d’énergie va d’ailleurs croître plus vite que le nombre de serveurs. Et sauf réforme radicale de leur gestion, leurs émissions vont quadrupler d’ici 2020, passant de 170 millions de tonnes en 2007 à 670 millions en 2020 (+11% par an), dépassant celles des avions.

Installer les centres dans des régions froides

Pour “révolutionner” la gestion des centres, particulièrement inefficace selon McKinsey, l’étude propose :

- d’éliminer tous les serveurs morts
- d’installer les centres dans les régions froides (ce que font actuellement de plus en plus d’entreprises, qui optent pour l’Islande ou même la Sibérie)
- de choisir des modes de refroidissement plus économes que l’air réfrigéré (l’eau, par exemple)
- de relever des températures inutilement trop froides
- de choisir des sources d’énergie plus propres
- de nommer un “responsable énergie” chargé de surveiller les dépenses des centres, car jusqu’ici les directions financières ne s’en mêlent jamais.

Autre élément qui peut vite améliorer la situation : la “virtualisation” des serveurs (l’installation de logiciels permettant d’utiliser n’importe quel serveur libre) permettrait de diminuer leur nombre de 65%.

Il est à la portée de toutes les entreprises, affirme McKinsey, exemples à l’appui, de doubler l’efficacité énergétique de leurs centres. Pour cela, il propose un nouvel outil de mesure de l’efficacité des centres, qui met en rapport la consommation d’énergie et le taux d’utilisation du centre.

En partenariat :



Exemples de moteurs de recherches alternatifs

Solidaires et/ou écologiques

Ils sont des intermédiaires vers des moteurs de recherche majeurs (ex. : Google, Bing, Yahoo) mais reversent une partie de leurs bénéfices à des œuvres.

Ecogine (écologique)

Ecosia (écologique)

GoodSearch (humanitaire)

Lilo (solidaire, écologique,(moteur de recherche français permettent de contribuer à des projets), version beta)

Qwant Indépendant - libre - ne trace pas l’IP ni vie privée. Excellent.

Voir toute la longue liste sur

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